Contenuti arrow Numero 3, 2009 arrow Il rapimento della Venere dei Medici nel 1802: un episodio ancora da chiarire

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Appendice documentaria*

 

1

Archives Nationales Paris, F 21 573, Correspondance de Dufourny

 

 

Liberté Egalité, Rome le 9 fructidor an 9

Le Commissaire du Gouvernement français pour les arts, en Italie au Ministre de l’Intérieur Pendant mon séjour à Florence j’ai cherché et j’ai réussi à me procurer les renseignements les plus précis sur la célèbre Vénus de Médicis et les autres objets d’art qui ont disparu de Florence ainsi que sur le lieu où ils se trouvent en ce moment, j’ai l’honneur de vous en communiquer le résultat. Lors de la dernière occupation de la Toscane par l’armée française au Commencement de cette année, la Régence qui gouvernoit alors ce pays au nom de l’Autriche se hâta, vous le savez Citoyen Ministre, de faire enlever de la Galerie de Florence ce qu’elle renfermait de plus précieux, les principaux morceaux sont:

1- la Vénus de Médicis 

2- l’Apolline 

3- le Faune 

4- le Remouleur 

5- le groupe des lutteurs ces cinq statues ornaient la pièce dite la Tribune 

6- le Bacchus de Bronze 

7- l’une des filles de Niobé 

8- le fils mort de Niobé 

9- le beau vase, dit de Médicis 

10- quatre bustes colossaux de Jupiter, Junon, Neptune & Antinous 

11- deux cents des meilleurs tableaux de la Galerie 

12- la collection entière des dessins, consistant en 313 vol. 

13- celle de camées et pierres gravées

14- la suite des médailles et des monnaies

 

Ces objets, formant 40 à 50 caisses ont été conduits par l’Arno jusqu’à Livourne, puis embarqués sur une frégate anglaise a bord de laquelle ils sont restés longtemps, jusqu’à ce qu’enfin ils ont été débarqués à Palerme où ils se trouvent réunis en ce moment sous la garde du Chev.er Puccini Directeur de la Galerie de Florence. Ces richesses ne pouvant jamais être la proie de la Maison d’Autriche à qui elles n’appartienent à aucun titre et devant un jour retourner en Toscane, ou bien, offertes par la reconnaissance, venir augmenter le Musée National; j’ai cru Citoyen Ministre, devoir, aussitôt que j’ai été informé de ces détails, inviter l’Ambassadeur Alquier à veiller à ce qu’aucune partie n’en fut distraite, jusqu’à ce que le Gouvernement eut prononcé et à s’en assurer par un séquestre. Au moment où j’ecris, cette mesure conservatrice doit avoir été prise en sorte que ces objets se trouvent précisément dans l’état où le gouvernement pouvoit les désirer pour en disposer; car c’est l’Ennemi lui même qui les a extraits du pays auquel ils appartenoient, ils sont hors de mains des Anglais qui auroient pu être tentés de les retenir et ils se trouvent déposés dans un pays qui n’a aucun droit à les posséder. Soit donc que le Gouvernement ordonne que la masse de ces objets d’art soit transportée en France, soit qu’il se contente d’autoriser la Commission des Arts à faire un choix de ceux qui par leur mérite ou leur rareté seroient necessaires au complément du Muséum, les circonstances sont les plus favorables pour l’exécution de sa décision. Je la sollicite d’autant plus vivement, Citoyen Ministre, que mes instruction sont entièrement muettes à cet égard, et que les circonstances pouvant changer d’un moment à l’autre, on auroit à regretter de n’avoir pas saisi l’occasion qu’elles présentoient d’enrichir la France de nouveaux chefs d’oeuvres. Salut et Respect.

L. Dufourny

 


* Le indicazioni archivistiche dei documenti dell’Archivio di Stato di Napoli sono presenti per esteso solo nel documento 2, dal momento che provengono tutti dal medesimo fondo. Negli altri sono state omesse per evitare ripetizioni.

 



Last Updated ( Tuesday, 23 February 2010 )
 
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