Data: 26 12 1868
Mittente: Mussini Luigi
Luogo Mittente: Siena
Destinatario: Haussoullier William
Luogo Destinatario: [Parigi]
Tipo Documento: Lettera
Trascrizione: Cher ami, je suis en peine de ton long silente. Ma derniére lettre était du 13 novembre (je crois avec les timbres [lacuna] demandée). Depuis aucune nouvelle de toi. Il me faut un mot qui me rassure qui m’assure que toi et ta famille vous êtes en bonne santé. En attendant ce mot désiré je vous souhaite la bonne année, bonne santé et contentement et tout ce qui fait la vie douce. Chez moi rien de nouveau depuis ma derniére lettre, mes enfants en parfaite santé, Dieu merci, et de plus en plus charmante in tutto e per tutto. Ma santé et sentiment malgré tous malgré même l’achereument de cette mauvais cabala qui, au le voit maintenant, voudrait sur les ruines de l’académie créer une institut industrial d’art et métier pour y avoir des chaires. J’ai dû écrire un opuscole pour défendre mon académie et je te l’envoie. Il a fait bonne impression; mais leur rage ne se ralentit pas. Tout cela me préoccupe et mon travail n’avance pas. J’aurais voulu t’envoyer du panforte mais il est impossible en expédier fresco, et que j’ignore si le port t’a coûté trop cher pour la chose, si bien que le jeu ne vaille pas la chandelle, j’attends que tu m’en demande. En vérité je crois que cet excellent monsieur Gatteaux m’en veut pour de bon. Je lui envoyai la photographie du Saint Crescenzio et il ne m’a pas répondu. J’avais des photographies de la Libreria que je comptais lui envoyer; mais son silence me fait hésitér. J’esserai tout de même de lui souhaiter la bonne anné, pour tâcher de le flairer. Il m’en veut de ce 5eme permite à ne pas tenir ma promesse d’aller lui serré la main et d’exposer à Paris. Mais s’il comme j’ai de la peine à joindre les duex bras, il m’eboudrait certaiment. Quand tu le vois plaide pour moi les circunstances en attenuants. Aurons-nous la guerre ou la paix? Chez-nous la politique va mieux, le ministére se fortifié et l’armée fait des progrés. La gauche se déconsidére de plus en plus. Speriamo bene! Adieu cher ami. Dunque scriverò presto!! Tout à toi Luigi Mussini. Sienne 26 dicembre 1868
Collocazione: Collezione privata
Bibliografia: Agnorelli 2008a, p. 59, nota 35