Data: 7 03 1869
Mittente: Mussini Luigi
Luogo Mittente: Siena
Destinatario: Stürler Adolphe
Luogo Destinatario: [Svizzera]
Tipo Documento: Lettera
Trascrizione: Bien cher ami, je reçois votre chére lettre et l’écrit de monsieur Ingres au moment où j’allais prendre la plûme pour vous fair part de malheurs qui nous a frappé, la part douloureuse de notre chére Céleste. Je viens a être d’autant plus [lacuna] y étions le moins préparée. Je crois vous avoir écrit que tandis que ma miéce Adelina Stefani était en Suisse chez sa soeur et ses fréres, cette chère et bonne soeur l’avait placé auprès de moi et de mes enfants. Jamais je ne l’avais vu si bien promettant, elle était [lacuna] et faisient avec nous des longues promenades, et comme elle à été bonne pour nous, pour mes petites qui l’adoraient vous [lacuna] coeur aiment, comme elle se dévouient. A la fin d’octobre elle nous avait quitter et de trouve il comme d’ordinaire à Florence chez César. Il y a un mois une forte fiévre reumathique la nuit su lit. Mais elle était déjà en convalescence et se levait depuis plusieurs jour lorsque le 20 Février Eloise et se fille Fanny étant cingé d’elle pour l’aider à se lever elle se sentit tout à coup défaillir pour lui offrir du brillant dont elle goût une peu quelque minutes après notre pauvre Céleste [lacuna]. Vous comprenez c’est ce pas, le vise qu’elle laissa dans notre famille dont elle avait l’ame et le coeur. Mais comment une telle fin, mon Dieu, par le médecin avait récemment controlé qu’elle avait poumons et coeur parfaitement sains. Nous étions ici depuis trois jours sur le coup de la fatale nouvelle, quand je reçois celle de la mort d’un belle soeur de ma mère morte en couches à Genève le 21 Février [lacuna]. Comment le dire à Adeline dèjà si abbattue elle qui aime tant son frère César et avait passé cet été un mois à Genève chez ce frère et sa pauvre femme (qui était Russe) ce frère à qui il ne reste même pas d’enfants! j’était désole. J’écris à César pour envoir quelqu’un de la famille. Olga était à Lugano chez sa soeur Constance Verzani, la cadette Fanny et sa mère étaient malades et César ne pouvait les quitter. Une amie d’Adeline vient alors à son secours de Florence [lacuna]. Deux jours après nous allaîmes tous à Florence [lacuna]. Après trois jours nous sommes rentrés chez nous. Ma soeur Adèle Branca est inconsolable. Au moindre signe de danger elle êut accourer de Livorne, comme nous de Sienne... Les Branca avaient passé trois ou 4 ans à Florenxe, mais depuis un an, le capitaine avait été transféré à Livorne. Depuis notre retour à Sienne, les Branca se sont rendu de Livorne et les Mussini de Florence à Lucques chez les Verzani (Constance fille de César) et y ont passé quelques jours. Mais nous avons améné Fanny et la garderons jusu’à Pasques. C’est une bonne enfant de 16 ans. 12 Mars. Je reprends la plûme après avoir passé en quelques jour à soigner une romba intolérable qui s’est logée dans ma tête [lacuna]. A force de bains de pieds et de sèrrepoines je vous serieux. Je tien à vous remercier de votre si bonne et longue lettre (jamais trop longue, soyez en sûr!) et à vous feliciterr des bon résultats déja obtenu par cettes heureux idées de chercher ailleurs et mieux que ce ne l’avaient fait la science des médecins la cause et le siége de la maladie qui afflige votre cher enfant. L’instinct paternel aidé d’une réflexion constante et intelligent vous aura, je l’éspere, amis sur la voie mais le tiens peut seul vous aider dans ce combat, où la maladie a pour elle, hélas, sa longue durée, car il n’est que trop vrai que le mal s’en va plus lentement qu’il n’arrive. Cependant l’amélioration est déjà bien importante, et la rareté des crises est un grand bienfait, et comme objet et car ma cause des améliorationes à venir. Puissent-elles être de plus sensibles! Quatre jour pour vous et pour sa bonne Mère de voir ce cher enfant reprendre petit à petit comme une jeune plante malade, et cela grâce à vos soins et à une heureuse inspiration. Merci mille fois de la premura que vous avez mise à m’envoyer l’écrit de monsieur Ingres. Quelle foi, quelle chaleur en ses nobles convictions; aussi quelle foi naïve dans l’efficacité de cette laconique protestation. Il a cru sans doute qu’il pouvait suffire de leur dire vous avez tort, s’est moi que vous les du, de dire. Cela n’est pas vrai, c’est tout le contraire de ce que vous dites, le prouver, cela lui êut été facile, et il ne l’a pas fait, tant il était exaspéré, ma c’est beau de grande et naïve indignation. Que vous disais-je de moi si ce n’est que c’est encore le revenir comme on peut au travail que est la meilleure, l’unique resource quand on est dans le deuil e l’affliction. C’est-ce que je fais, mais pour faire de l’art il faudrait avoir de la quîetè, du soleil dans le coeur, et dans l’esprit, et moi je n’ai été heureux que deux annes de ma vie. Si je travaille encore c’est pour mes emfants, c’est pour ce but dont vous me parliez et qui est la grande préoccupation de ceux qui savent aimer leurs enfants. Et je n’ei encore mis que le prémier pierre de petit édifices qui devrait un jour les abriter. Une pierre. Je devrai dire une caillou! C’est le jour même où nous allions nous rendre en triste rendez-vous de Florence qu’on m’annonça la fille de monsieur Delaborde et son mari. Quoiqu’en pareil moment il me fait impossible de leur faire l’accueil que j’aurais voulu, je ne suis réscrites au désir de les voir et de leur serrer la main. Comme ils avaient l’air heureux, et quelles bonnes et sympatique phisionomies. Si vous voyez monsieur Delaborde, dites lui tout le regret que j’ai eu de n’avoir pû leur être utile en rien, et de n’avoir pu les voir qu’un instant. A cette heure un autre mariage a dû réjouir cette excellente famille, celui de la niéce de monsieur Delaborde. monsieur Geymüller, alors son futur, m’a laisse espérer leur visite. Puissent ils être tous heureux! les mariage bien assortis, c’est le seul bonheurs possible [lacuna]. Le reste n’est rien. Les enfants ou les aime, au les adore, mais il est si [lacuna] d’avoir mon age et de les [lacuna] si petit et de trembler pour leur avenir. Cette bonne et chére Adeline est en attendant leur Providence. Si nous saviez quelle ange, et comme elle fait leur éducation. Aussi sont elles de petites perfection pour leur age. Elles parlent souvent de monsieur Baullé. Luisina (la cadette de 4 ans) disait hier qu’il est le père de sa pompée, de son béte. Il en sera très flatté. Adieu cher ami, ma tête ne me laisse pas écrire d’avantage. Rappelez-moi au bon souvenir etc. Etc. Stürler Tout à vous. Luigi Mussini. Sienne 7 marzo 1869
Collocazione: Copialettere, collezione privata
Bibliografia: Inedita