Data: 8 04 1869
Mittente: Mussini Luigi
Luogo Mittente: Siena
Destinatario: Duportal du Goasmeur Henri
Luogo Destinatario: [Tréguier]
Tipo Documento: Lettera
Trascrizione: Mon cher ami, ta triste lettre m’a fait grande peine. J’allais t’écrire, te remercier de ta chère lettre de condoliance lorsque j’apprendes que tu as dû garder le lit et que la maladie du coeur serait constante par ton médecin. Heureusement qu’ils se transporent bien souvent. Mais tu n’en as pas moins souffret et l’affreux malheurs arrivé à l’Ile de Saint Gilden as dû t’enneiger aussi. Quelle catastrophe mon Dieu! Comment se peut-il que du gens qui vivent au bord de la mer se comportent comme le feraient des jeunes que de Paris en partie de plaisirs sur mer? Et madame de Bellevue qui assistant de sa fenêtre à ce drame épouvantable! En mérité il me semble que j’apprends tous les jours du malheurs dans le cercles des amis et connaissances! Est-ce parce que en d’autres tems, quand on est jeune, ou en est moins vivement impressioné? Nous l’avons été tellement par cette cruelle séparation que tous en avons été plus au moins éprouvés. Ma soeur Adéle est très souffrante, très faible. Bientôt ils auront leur congé de deux mois qu’ils vient passer à Cuneo auprès de madame Branca mère, en s’arretant à Florence. César a une recrudescence des ces insonniés qui le tournentent depuis quelque tems. Pour moi un bruit bien insupportable s’est logé dans ma tête, il est comme une cloche qui résonne et bourdonne. Les bains de pied [lacuna] et des mouches cantarides appliqués à la peau, rien de cela n’y a fait. Maintenant on m’a couvillé des sujections d’eau tiede dans les oreilles, et je m’en trouve dèjà mieux. Je crois que cela tient à un état de faiblesse générale. Il se peut que à bonne saison qui commence à peine me rende des forces. Ma bonne nièce Adeline est aussi bien bas. Elle aime tant notre chère Celeste! Et peut son pauvre frère rester veuf et seul au monde à Genève, c’est aussi pour elle une épreuve dans le coeur. Si elle aimait dont elle est la seconde mère, elle irait reprendre son frère. Celui en viendra bientôt passer deux mois en Toscane avec sa soeur madame Bourcard qui, de Bâle vient faire prendre les bains de mer à un de ses enfants. J’espére leur adjoindre Adeline et les petits; les bains de mer font si grand bien aux enfants. Il est vrai qu’elles se portent à merveille. Que je voudrais que tu puisses les voir et les entendre ces petits bijoux, si bonnes, si intelligent; Juliette si raisonnables, si aimante qui protège dèjà sa soeur comme une petite mère. Luise plus vielle, plus ébourdir mais tout aussi bonne au fond. Mais je n’en finirais pas…et voilà déjà une assez longue lettre ce jour toi et pour ma tête. Ne reste pas trop longtemps sans me donner des nouvelles de ta santé et de vos affaires. Adieu mon bon cher ami. Ah! je ne t’ai pas dit qu’on me laisse tranquille ici pour le moment. C’est égal j’étouffe ici. Ah si je pouvais tout quitter, même palette et pinceaux et vivre à la campagne avec mes enfants…Basta! chaque à sa chaîne et son boulet à trouver. Toutà toi. Luigi Mussini. Sienne 8 avril 1869
Collocazione: Copialettere, collezione privata
Bibliografia: Inedita