Scheda

Data: 13 06 1869

Mittente: Mussini Luigi

Luogo Mittente: Siena

Destinatario: Haussoullier William

Luogo Destinatario: [Parigi]

Tipo Documento: Lettera

Trascrizione: Cher ami, je reviens de Florence de nos séances du Conseil de l’Instrutione Pubblique et je trouve ta lettre qui m’apporte une bien bonne nouvelle. Tu as là en réserve pour moi les 7 jours de la semaines d’Ingres gravés par toi. C’est assez pour fair venir l’eau à la bouche. Et cet animal aux cent têtes qu’on appelle le Ferez qui te refuse la médaille, mais il ne c’en est folle que d’une voix, et tu as pour toi le suffrage d’Henriquel Dupont et de l’académie, en vérité c’est assez, c’est mieux que la médaille. Or pour ce qui est de l’envoi il pourrait porter l’adresse que voici «A monsieur Arthur Mussini Capitain du Génie, pour monsieur L. Mussini- Borgognissanti 35, Florence. C’est mon neveu mon frére étant absent. Si j’avais des connaissances à notre Légation Italienne de Paris...mais il se peut que tu as sous la main quelque voyageur. Le dirigeant sur Florence altrimenti il y a les Messagéres, mais sans affranchie. En attendanta donc je te remercie d’avance et beaucoup! tu ne m’as jamais dit comment et pourquoi Ingres a fait ces dessins. J’ai vû dans les journaux ce qu’on dit de l’étrange logagriphe de Chenavard. Je vis ses cartons fait pour le Panthéon et jamais exécutes, il y avait du bon comme intention, mais faible d’execution. Tu crois que l’art ne periclite pas aussi rapidements en Italie! bien plus, mon cher! car il n’y a pas chez nous le contrepoison d’écrivains autorisés pour protecter et soutenir le courage de ceux qui voudraient résuiter en courant. Je ne demanderais qu’une simple doublure de monsieur Henri Delaborde. Et me prouvent l’avoir, je demanderais silence complet. Mais nous avons des ingnorantes, stupides qui tiennent la plûme, pour donner ceux niaiseries sans talent d’aucun sorte l’importance d’un évenement l’avénement de la peinture de l’avenir. Voilà où nous en sommes. Je le dirais derniérement à monsieur Gatteaux. Il m’avait écrit cet excellent homme, me reprochant al solito, mon abstention et me disant donnez donc signe de vie «vous dovriez m’écrire une lettre de nature à être lue à l’académie. Certaiment il s’est opéré quelque changement dans la disposition de vos Musées par suite de la suppression des couvents & &». Sur ce j’ai empoigné la plume et je lui ai écrit une longue lettre qu’il m’a fait l’honneur de lire à l’académie et que l’académie a écouté avec la plus grandes attention et dont il a été fait longue mention au procés verbal. Le sujet des musées était bien le seul où il y avait à louer l’administration pour ce qu’elle fait dans le domaine des beaux arts. Et vos éléctions! Que vous ne notiez pas pour les candidats agréables je le comprends, mais voter pour les républicaines et les socialistes, c’est un peu fort. A ce jeu là on risque le tous pour tous. Chez nous, les quelques brouillons enragés que les provinces de midi nous avaient régalés sont en train en ce moment de rendre le règime parlementairie impossible, il se passe à le chambre des scénes ignobles. Où allons nous? qui vivra on verra de fort tristes! En France et en Italie dessendrons-nous aussi bas qu’en Espagne où tout gouvernement est ballotté entre le dispotisme et l’anarchie? Je le crainds terriblement. J’attends la photographie promise de ta mignonne et de monsieur son fréres s’il vous plait. Comme tu auras celles de mes fillettes aussitôt que j’aurais quelque chose de réussi. Elles vont Mercredi avec ma niéce rejoindre des parents bains de mer al Forte de’ Marmi près de Pietrasanta. Ce n’est qu’en Juillet que je pouvais les y rejoindre. Avance lentement mon Esclave ivre, vû que nos séances au ministère me font souvent courir à Florence. Borghesi te fais ses amitiés. Addio. Tout à toi. Luigi Mussini. Sienne 13 juin 1869

Collocazione: Copialettere, collezione privata

Bibliografia: Agnorelli 2007, p. 59, nota 23