Scheda

Data: 5 04 1870

Mittente: Mussini Luigi

Luogo Mittente: Siena

Destinatario: Duportal du Goasmeur Henri

Luogo Destinatario: [Tréguier]

Tipo Documento: Lettera

Trascrizione: Bien cher ami, depuis la lettre du 20 février j’ai été bien affligé de chagrin de mes amis Borghesi. Ils auraient perdu un frére en septembre dernier er ils viennent de perdre celui qui était marié avec enfants. Mon pauvre ami Scipione qui n’a pas soixante ans, en a été si affecté qu’on le dirait septuagénaire. Lui l’aîne de quatre fréres il perd en quelque mois le plus jeune et celui qui était pére de famille: avec cela une mére qui porte aussi bien que possible ses 78 ans, mais dont le grand âge donne à penser, et la direction de cette famille dont il toute la responsabilité. Ils ont eu de la ville entiére de grand témoignanses de stime et de sympathie. Gens du peuple, bourgeoise, noblesse, le Mire, le Préfet, les tribunaux, l’Université, Corporations, toute le ville aussi formait convoi le cierge à la main, ainsi que le clergé. Cela a vivement touché cette excellente famille. Tu te plaignais de cet hiver aussi long que rigoureux, et voilà qu’après un mois et demi ils pressent encore s’il met là bas comme ici. Nous ferons du feu comme en Janvier. Grâce à Dieu nos santé n’en ont pas souffert. Mes fillettes ne se sont jamais mieux portées, ma niéce également, et ma toux n’a pas reparu. Quant à l’appétit je suis loin de dévorer comme à Paris. Aprés tout la sobrieté la plus stricte me reussi toujours mieux que la bonne chère, tant au phisique qu’au moral. Et toi, pauvre ami, tu as été reclus tout le mois de Janvier grippé et rhumatisme. Je voudrais que tu ne t’émancipe guére avant l’avenement tout désiré de la bonne saison. Je crainds ton île et le rude trajet je crainds ton zéle certif, et les imprudences de ton activité. Mon activité à moi et moins dangereux: elle ne l’est même du tout, si elle en pêche par le manquer d’exerciter. Tu verras par ce que je te remets que j’ai mis en train un petit tableau. Le Jugement de Chloé. C’est en attendant que je mette en train un grand tableau dont j’ai fait la composition et que j’éxécuterai de moitié avec un ancien élève a moi, un peintre se portrait de beaucoup de talent en grand vogue en Florence en cour et en ville. Je te parlerai de ce projet une autre fois. Revenons à mes moutons...ou à mes chèvres. J’ai voulu être en mesure de me présenter bientôt au public Italien déjà à peu-prés revenue à moi depuis l’heureuse issue de ma petite campagne artistique de Paris, déjà ébruiter, par les journaux grâce au zéle de quelques amis. Il y aura au septembre une grande exposition italienne de beaux-arts en la ville de Parme. Mais ce n’est que le 15 mars que je me suis mis à l’ouvrage. Quand j’ai en déssiné cela sur ma toile d’aprés mes études j’ai vû utile d’en tirer la photogr. Avant de mettre la brosse defens, afin de conserver ainsi comme un point de départ, une espéce de carton. J’en profite pour avoir ton avis sur cette Idylle où je m’applique à rendre l’innocence de cet amour naissant de deux enfants si naïvement décrit par Longus. C’est au commencement de cette pastorale, là où elle est encore chaste, que Chloé doit juger, le quel de Daphnis et de Dorcon est le plus beau: un baisier sera le prix, et elle le donne à Daphnis. Les deux amants sont tant aussi innocent l’un que l’autre: aussi Chloé ne doute pas de poser ses petites mains sur les genoux du berger, qui de son côté, timide, craintif, est plein de respect et d’admiration. Dorcon lui n’est pas content et voudrait ne rien voir. Mes figures ne sont juisqu’ici tracées que d’aprés de premier croquis d’aprés nature, et la forme du morceau devra être entiéremment reviséee lors de l’exposition d’aprés le mosèle. La grandeur des figures étant celle de me Spartiates ma toile est de moindre dimension. Dis-moi bien ce que tu pense de mes pastoraux. Y a-t-il la poésie même du sujet? Y-a-t-il de juste alliage de style et de vérité qu’il est si difficile d’atteindre. Je t’avoue que je commence à laisser un peu plus ses formules culturas à l’intime. Je crainds tant ce qui veut l’effort, ce qui est trop voulu, cela m’a tant fait faire de faux. Pas! Je me souviens du mot de Flandrin: Ah! si j’osais! en effet osir ne peut que lui reprocher trop de sagesse ça de rigorisme. Mais assez aucusé pour aujourdhui. Ton fréres va-t-il mieux de sa gotte? Adieu mon trés cher...Tout à toi Luigi Mussini. Sienne 5 avril 1870

Collocazione: Copialettere, collezione privata

Bibliografia: Inedita