Scheda

Data: 9 04 1870

Mittente: Mussini Luigi

Luogo Mittente: Siena

Destinatario: Haussoullier William

Luogo Destinatario: [Parigi]

Tipo Documento: Lettera

Trascrizione: Cher ami, je suis charmé que mes candits vient reçu bon accueil à Auteuil; et que ta fluxion de poitrine ait été de bonne composition. J’espère que tu es à cette heure tout à fait remis en dégrit de la saison qui, je suppose, comme chez nous en grand retard. Tu me demandait de t’écrire ce que je fais. Je ferai mieux. Je t’en donnerai l’échantillon dans cette lettre. J’ai d’abord passé pas mal de temps avec Tacite, Svétone et Plutarque, ce qui m’a valu d’empoigner un bon sujet roman de l’époque Imperiale, dont j’ai ourdi la composition. Mais je t’en parlerai une autre fois. En attendant je tenais à bâcler en peu de temps un petit tableau pour faire acte de présence à une grande exposition Italienne des beaux arts qui en septembre prochain aura lieu à Parme. Paris ayant été si bon pour moi, j’ai reprit courage, et même ce brave public italien est un peu revenue à moi: il faut donc revenir à lui. Bref, mon sujet est comme tu vois le Jugement de Chloé. Elle doit juger entre Daphnis et Dorcon quel est le plus beau: un baiser sera le prix, et elle le donne à Daphnis. C’est au commencement de la fameuse Pastorale de Longus si admirablement traduite par Courier. Quand j’ai eu tracé cela sur ma toile d’aprés mes études, j’ai jugé utile d’en faire tirer la photog.ie avant de barbouiller cela avec la brosse, avant d’avoir cela comme point de départ, et en guise de carton. Il va sans dire que la forme du morceau devra être entiérement revisée lors de l’exécution d’aprés le modéle. J’ai taché d’y mettre l’innocence des deux jouvenceaux qui s’aiment à leur insue. Dorcon lui n’est pas content et voudrait ne rien voir. Maintenant dis-moi ce que tu pense de cela. Je n’en suis qu’à l’ébauche, et les bons avis seront d’autant mieux reçus que je suis tout-à-fait un mesure d’en profiter. Je viens d’envoyer cela à mon cher protecteur, monsieur Gatteaux, le priant lui aussi de ne pas m’épargner. D’ici à 4 ou 5 jours ma toile sera toute burbouillée, aprés je laisserai sécher cela pendant que j’irai faire quelques études à l’huile dand les bois pour peindre solidement mon fond. Je n’ai pas encore la tête de ma Chloé. Il se peut que je trouve cela à Florence. Et toi auras-tu ton tableau au prochain Salon? Il se peut bien que non, si c’est en ce mois-ci qu’il faut livrer les tableaux. Tu as parfaitement raison de donner à ton Plafond d’Homère une assez grande proportion. C’est bien l’oeuvre qui mérite cela, et l’exècution t’ira mieux sous les mains. As-tu vû récemment cet excellent monsieur Gatteaux? Vas-t-il quelques fois à ses réunions intimes? (le Jeudi soir je crois) c’est qu’Auteuil non è lì svolto Dumas me disait que c’est de charmantes réunions d’artistes tu bien sympathique les uns aux autres et très attachés à monsieur Gatteaux. Si le hazard des hazard te portait jamais à la Galèrie du Luxembourg cette année ou le prochaine, fais moi l’amitié de me dire si mes Grecs ont eu la chance d’une assez bonne place et si on a mis ma notice au livret senza sbagli. Mes chers amis Borghesi ont éprouvé une nouvelle perte. Tiberio le seul de fréres qui fût marié est mort il y a un mois. Il avait une maladie de coeur trés prononcée, et que laissait peu d’espoir de le conserver longtems. Il laisse deux enfants au bas-âge. Gaston le cadet était mort en septembre dernier. Mon pauvre ami Scipione est trés éprouvé et comme vieilli de dix ans. Il te fait ses amitiés. [lacuna]! Mais assez jour comme ça il est temps que je te prie de me rappeler par les plus cordiali saluti au bon souvenir de ta femme et de ta mère et d’embrasser les enfants. Tout à toi Luigi Mussini. Sienne 9 avril 1870

Collocazione: Copialettere, collezione privata

Bibliografia: Inedita