Data: 13 05 1870
Mittente: Mussini Luigi
Luogo Mittente: Siena
Destinatario: Duportal du Goasmeur Henri
Luogo Destinatario: [Tréguier]
Tipo Documento: Lettera
Trascrizione: Je là ta bonne lettre à la quelle j’avais bonne envie de répondre bien plutôt que je ne le fais; mais le 29 Avril dans la nuit je fus pris d’une attaque de cholérine des plus violente. Rien n’y manquait, par même ces terribles crampes aux jambes et aux bras qui sont propres du cholera le plus asiatique: ces crampes m’ont fait crier 15 heures durant et ont fini par me causer des évanoissement. Ma pauvre niéce était bien effrayé et le médecin n’était pas tranquille du tout. Bref, au bout de deux jours tout était rentré dans l’ordre, à part la faiblesse qui m’a tenu dans la plus compléte inaction pendant une dixaine de jour. La cause de mon mal a été un refroidissement, et comme entrailles et obtienne sont mon talon d’Achilles c’est par là que j’ai été pris. J’étais allé avec notre Préfet et Ingenieurs à Monte Oliveto maggiore (où tu as peut être été saluer Sodoma et signorelli) pour désigner les travaux à entraprendre pour préserver ce cloître de l’humidité qui menace l’existence même de ces admirables fresques. Un vent très froid nous surprit sur une hauteur où la vue est admirable. Mais laissons cela, puisque mes chéres enfants ont conservé leur papa qui leur est si necessaire, et qu’elles aiment tant. Il fallait voir comme dans ces jours de convalescence elles me rendaient à l’envie tous leurs petites services, non sans s’assoir sur mon lit pour que je leur conte des histoires. En regardant ton portrait qui est là dans ma chambre avec ceux des personnes qui ne sont le plus chères, elles me demandaient encore quand tu viendrais à Sienne. A ce propos il faut que je te dis que tu te permets parfois de dire du énormités. Que me chantes-tu de ton hôtel ou de te gargoite, comme s’il était admissible d’aller se fourrer dans un hôtel quand on va de si loin voir un ami. Je voudrais bien voir cela si j’allais à Tréguier! est-ce que j’oserai te dire et faire pareille chose: et toi qu’en dirait tu si l’osais? En vérité avec tous ton esprit il t’arrive parfois de déraisonner. Dunque, mon Idille ne te déplait pas. Cela m’a fait grand plaisir, de même que tes remarques critiques dont j’en fait mon profit. Du reste tout à renoncé depuis, et je crois avec avantage des lignes et de l’expression, d’aprés ton avis la main droite de Daphin a descendu et ne pousse plus comme un champignon du cou de Chloé. Un genoux de Daphine est couvert jusq’à demi jambes par sa peau de daien. Sa tête cet plus relevé et ils n’ont plus l’air de se corroucer le front celle de Chloé est plus en profil perdu et toute sa pose est plus gracieuse. Dorcon est plus heurté et s’affuble d’un nouvelle drapperie. Je m’étais trop haté de faire cette photographie. N’importe elle me sert pour voir la difference en mieux des changements que je fais. Maintenant j’espére que cela pourra marcher; et ça irait plus vîte si mon école ne me prenait le meilleur de mon temp. Je n’oublie pas ce que tu dirai avec tant de raison de ne pas trop m’assujetter au modéle. Mon ami Scipione a été très touché de recevoir tes compliments de condoliance et me charge de te faire tous ses rémerciements. C’est un cher et excellent ami comme toi, et ce serait un beau jour pour moi que celui où je vous ferai faire connaissance l’un de l’autre. Du reste j’ai tous les jours de nouveaux motifs pour te dire: viens donc nous voir! Malheureusement je sais combien tu es nécessaire à ta famille, avec ton île de Saint Gildas et tes paysans frippons, et c’est à peine si j’on espére que tu pouisse trouver la joint de files vers nous. C’est égal je ne veux pas ces désespérer. En vérité je croyais tes Breton meilleurs gens que partout ailleurs, plus primitifs plus à l’abri de la contagion qui se répond des villes à la campagne plus ou moins partout. Il parait que dans les livres ou se plait à évoquer les Bretons d’autrefois. C’est dans ces lignes que j’ai attrappé le nom de votre Saint Gildas. Dis-moi quelque chose de ta petite niéce à l’air si pensif et réfléchi. Va elle bientôt quitter le couvent? Je compte assaiyer de nouveau d’avoir la photographie de mes petits. Si ça réussit je te les converrai. Ma notice sur Sainte Croce a eu le singulier honneur d’être lue à l’Empereur. Voici comment. Aprés avoir parlé des restaurations des chapelles que les propriétaire ont entraprées à leurs frais je faisais un bout d’histoire de la chapelle Bonaparte faisant du voeux pour que l’Empereur voulût bien faire comme les autres. (Je te transcrirai à part le pas). Après lecture à l’Institut ces messieurs ont pris la chose à couer et ont trouvé moyen de faire lire ma notice à l’Empereur que aurais dit qu’il ignorait l’existence de cette chappelle et qu’il en faisait son affection. monsieur Gatteaux et Couder m’en ayant écrit j’ai prévenu le Chef de la fabrique de Sainte Croce qui a fait sa demande immediatement. On attend le résulta. Le moment est du plus mauvais, car ce malheurex plébiscite et les chiassi de Paris doivent sériusement préoccuper les esprit aux Thuilleries. Le Secrétaire perpétuel de l’Acad. monsieur Beulé m’a écrit une lettre officielle ainsi conçue. Monsieur est trés honoré Correspondent: «J’ai lu à l’académie votre lettre er votre Notice sur les travaux de restaur.t entrepris à l’Eglise de Sainte Croix de Florence. Le goût pur et le sentiment du beau qui distinguent vos oeuvres ont inspiré ce travail dont l’Accad.ie a entendu la lecture avec un vif intérêt....& ». Tracte part faite à la courtoise du langage officiel, les termes sont tels qu’ils te feront plaisir, j’en suis sûr. J’ai aussi une bonne lettre de monsieur Couder pour m’annoncer qu’il a envoyé son portrait pour la collection des Offices et désirant savoir s’il est placè et comment il l’est. Il serait venu lui même s’il n’était empêché par des affaires er dit que ce sera partie reunise et prochainement car à 81 ans il ne faut pas trop tarder. 13 mai 1870
Collocazione: Copialettere, collezione privata
Bibliografia: Inedita