Data: 16 06 1870
Mittente: Mussini Luigi
Luogo Mittente: Siena
Destinatario: Duportal du Goasmeur Henri
Luogo Destinatario: [Tréguier]
Tipo Documento: Lettera
Trascrizione: Bien cher ami, j’ai avec toi tes journaux tes deux bonnes lettres et les planes si interessantes pour moi des île de Saint Gildas. [lacuna] tu es bon d’avoir fait ce grand timoir tout exprés pour moi! c’est bien à présent que je puis te suivre dans tes excursions et que je vois presque tout comme si j’y étais, sauf le côte pittoresque (les lignes, la couleur locale); mais cela doit être bien beau et je m’étonne les paysagiste et peintre de marine n’enterprenant pas ça au lieu de s’enfermer à cette éternelle forêt de Fontainebleau. Je joirds tes plans aux autres documents que j’ai de toi à différentes repris en Tréguier pland, lithographie, et photographie. Ne m’as-tu pu dit qu’à la marée basse tu te rends à l’île en voiture? [lacuna] Il y aurait là une preuve de photographie que la côte s’est curablé depuis l’époque où Shakspeare y fait armer une flotte. Et la pêche n’etre-t-elle pour rien dans les revenues de vos îles? Je croyais que les Huîtres y apportaient un appoint meilleur que celui de fameux parlage de l’huites par le juge de la fable. Enfin grâce à toi je n’ai plus qu’à faire un pas de plus pour connaître les lieux, c’est à dire de les reconnaître mais ce pas est bien long, hélas! Et mes jambes bien petits et viaillotes. N’importe qui sait! si le projet d’un grand tableau à faire de moitié avec un des mes anciens élèves et que nous voudrions exposer à Londres (centre payante) allait se réaliser un jour, rien de plus facile clars que te donner rendez-vous à l’île de Saint Gildas et de planter mon chevalet sur la collin où tu plante tes pins pour n’en defendre qu’avec un admirable tableau. Ce ne sont là que les rêves; mais que serait la vue mon Dieu, si nous ne savons nous bercer dans les rêves si de l’expérance et de fantasie surtout quand nos affections en font les frais. Tu as aussi été malade et par le même cause aussi malgré ta boite à coton, je te recommande ce qui je viens d’adopter, une camice de flanelle au bas ventre entre les camicoles habituelles, je vois qu’elle m’eût épargné mon choléra, et à notre âge il n’y a plus qu’à s’enfirmer comme le chevilles dans un cocon de glauille. Cela m’a permis de faire impruvément coi soliti compagni une excursion à l’Abbaye de Saint Antimo que je ne connaissais pas; un monument d’un grand intérêt historique et architectorique. Fondé pas Charlemagne enrichi par son fils Ludovic le vieux (les diplômes originaux existent au Archives de Sienne) il a eu la bonne fortune de n’avoir jamais été restauré: d’ambitieux architecture l’eussent transformé. Tout est dans sa forme romain primitive. Si ce n’est qu’il est en prémier la ruine de cette église placé en un lieu de difficile acces à 30 milies de Sienne est desservie par l’Evêche de Montalcino bientôt une station de chemin de fer sera ouverte à la distance de 3 Kilomêtres et si une bonne restauration sera décretée à la suite de notre rapport, mal doute que les artistes parcourant l’Italie n’aillent étudier ce monument presque unique du VIII siècle. J’en ferai peut être un jour le sujet d’une communication à l’Institut. Je viens de recevoir de ces Mes.ri une nouvelle marque de leur bon souvenir. Je leur avais demandé en courant si les imprime qui se distribuent aux membres de l’Académie ou ne les envoyait pas aux Correspondants; et on m’avait dit que ce n’était pas l’usage. Voilà qu’hier je reçois par la poste une permesse d’énorme imprimés de tous les académies de l’institut de quoi faire deux gros volumes in quarto. C’est trés aimable de s’être souvenu aprés 6 mois d’un mot jetté au regard et d’avoir fait une exception en ma faveur. J’étais sûr d’ailleur que le genre de mon succès Académique te ferait plaisir. Par contre j’ai appris à mon grand regret que mon tableau est admirablement placè dans le salon de réception du Ministre des Beaux-Arts est-il là d’une façon definitive? et le Luxembourg! D’aprés leur promesse annoncé à tous mes amis, ici et à Paris cette destination flatteuse et dèjà quelque uns ont cherché, en vain, ma toile au Luxembourg. Outre le déplaisir de ne pas avoir là mon ouvrage, j’ai bien aussi l’air d’avoir vendu la peau de l’ours. Je viens d’en écrire un mot à monsieur Gatteaux. Autre mécopmte. L’Empereur à repondu qu’en executant il parait qu’il n veut pas se mêler d’une affaire qui regarde la famille de Lucien. En assayera de tourner la difficulté en le priant de contribuer aux restauration de Sainte Croce en égard, non à la Chapelle Bonaparte, mais aux anciennes tombeaux de les Ancêtres. Ce n’est pas une Chapelle, mais un caveau, une sépulture qu’on a trouvé dans la Cripte avec l’inscription que tu sais, et les armoiries des Bonaparte. Tu trouves que je donne trop de mon temps à l’école; c’est un peu vrai, mais il faut dire que je prends les élèves à leur sortir de l’école de depuis élémentaire, pour les exerces, d’aprés la basse, têtes, statues, puis j’ai ma classe de mes (modèle vivant) en dessin, en peinture; ensuite, en d’autres salles de l’académie il y a ceux qui font leurs prèmieres armes en des tableaux ou carton de leur composition; et c’est là que la nature paressence de nos jeunes têtes Italiennes me donne le plus à faire. Ah! si j’avais des français avec leur initiative de diables enragés! Les nôtres se tiennent comme les petits de l’hironduelle le bec grand ouvert, et tout les arrête. Ce n’est pas paresse de travail, ni manque d’intelligence, c’est paresse d’esprit, et absence de ce gravir de présomption qu’abrège le règime des lisierès. Voilà une grosse lettre et je ne t’ai pas dit un mot des mes mignonnes. Mais ce sera pour la prochaine fois. Adieu et bonne santé. Tout à toi Luigi Mussini. Sienne 16 juin 1870
Collocazione: Copialettere, collezione privata
Bibliografia: Inedita