Scheda

Data: 23 07 1873

Mittente: Mussini Luigi

Luogo Mittente: Siena

Destinatario: Duportal du Goasmeur Henri

Luogo Destinatario: [Tréguier]

Tipo Documento: Lettera

Trascrizione: Cher ami, me voice enfin depuis quattre jours rentré dans maison. Parti le 18 a 7 h du matin par le train exprès international, j’arrivais le 19 à tir d’aile à 9 h ½ de soir. C’est que je volais vers mes chèriès, que j’ai embrassées après une absence de 3 mois ½ avec une joie, une émotion que tu comprends bien. De leur côté elles sautarient de joie depuis le matin, au reçu de télégramme que précisait mon arrivée. Quoique tout fût bien changé à Vienne et qu’aux fatigues, aux ennui, aux froissements, eût succédé, moyennant la disgrâce de certains personnages, l’entente et le bienêtre pour tous, je brûlais de partir et j’ai fini par me sauver avant que les travaux de mon Jury fussent achevés. J’ai trouvé ici ta bonne lettre, avec le beau cadeau que tu as voulu faire à mes fillettes, cadeau dont tu as en la charmante idée de doubler le prix en obtenant du grand maestro la dédicace et la signature. Je regrette qu’il n’y ait pas à côté celle du cher donateur. Mais j’éspére encore te voir arriver un beau jour par ici et de te faire mettre la griffe dessus que les fillettes réclament à grand cris. Du reste elles te sont très reçonnaissantes et t’écriront-bientôt. A propos je viens de les conduire ce matin chez le photographeur à ton intention. Il a fait plusieurs essais dont je ne puis juger sur le négatif. Ce qui certain que les yeux de Luisina qui sont ce qu’elle a de plus jolis, il est impossible de les obtenir, car ils sont d’une sensibilité maladine devant le jour d’un photographe; ce qui la fait souffrir et fermer les proupian qui rougissent. On a même consulté un spécialiste de renom à Florence à cause de sette sensibilité. Bref je crainds fort (la médiocrité de l’artiste aidant) que nous aurons mal réussi. Vedremo! Un photographe de Vienne, celui qui a le privilege de former l’Album des Exposition, m’a demandé de reproduir mes tableaux, qui ont été faites quelques jour avant mon départ. Il me doit des épreuves. Je te les enverrai. Du reste le fiasco de cette exposition est irrévocable. Les étranger n’arrivent pas, et les Viennois en ont déjà assez. Des 800 tableaux Autrichiens et Allemands 4 seulement sont vendus. De l’Italie pas un seul. Les souverains n’ont rien acheté et tout se réduit à des invitations. La veille de mon départ j’ai dîné chez l’archiduc Charles Ludovic, un dînés de 25 couverts. Une soirée à Schönbrun chez l’Empereur a été trés brillante, et son accueil des plus aimables. On m’a trouvés ici fort engraissé! Je t’en fais juge; car je viens de me faire photographier, où que on partout j’ai dû promettre à mes aimables collègues du Jury de leur envoyer à tous ma carte portrait sur promesse des leurs. Il est à croire que ma machine est bien solide, car les fatigues je veux dire gli strapazzi me fais du bien. C’est ainsi que je suis revenu de campagne du 1848 avec un enbompoint inani. Tu parles de ma nouvelle maison de campagne. Celle que j’avais louée pour 2 mois l’automne dernier n’est plus à louer. Mais je suis à la recherche d’un autre pour le mois d’octobre. En été et même en septembre la campagne n’est pas toccable ici, pas d’ombre et un soleil cerirant. Je n’ai pas vû les Mussini à Florence en passant ils sont à la mer, où ils se portent à merveille. Adieu cher ami tout à toi Luigi Mussini

Collocazione: Copialettere, collezione privata

Bibliografia: Inedita