Scheda

Data: 23 07 1873

Mittente: Mussini Luigi

Luogo Mittente: Siena

Destinatario: Colombari

Luogo Destinatario: s.l.

Tipo Documento: Lettera

Trascrizione: Chère madame et amie, me voici rentré depuis quattre jours dans ma chère maison après 3 mois ½ d’absence. Je vous avais écrit à votre adresse de Paris en Fèvrier et près à la de Mars, presq’a la vielle de mon départ pour Vienne, et votre silence m’inquiétait; mais où vous chercher avec une troisième lettre? Je vois bien par la votre que je trouve ici que vous n’avez rien reçu. Mais me voilà rassuré. Je vous sais tous en bonne santé et nous ayant contenuée tous vos bons sentiments d’amitié, même dans le pays où fleurit l’orander...et l’oubli. Au fond je n’en douvrais point et me disais que les déplacement et arrengements préliminaires éteint la seule cause de votre silence. Qu’au moins cette lettre n’arrive pas trop tard à l’adresse que vous me donnez on qu’elle vous rejondrais à Sorrente si vous êtes déjà installées. Sorrente! Que de pures et belles inspirations va y punier notre cher Maestro! Mais qu’elle ne se laisse pas bercer par la brise embammére qui soulène le flot des idées sans jamais les fixers. Qui n’a éprouvé en ces parages ce double courant qui éveille l’imagination et endort la volonté! Le secret du dolce far niente napolitain est là tout entier. Ah! Mais non! Je compte moi sur une foule de ravissantes mélodies, et puisque Sienne ou Florence sont sur votre route j’éspere bien les entendre, sans compter qu’il faut tout publier, il n’est plus temps de tout garser sous le boiseau, n’est-il pas vrai? Et vos chers sposi sont à la mer heureux de favourer une longue série de lunes de miel! Ce que vous me dites des excellets qualités de sa jeune femme me fait le plus grand plaisir pour ce bon Michel. Un bon choix! Tout est là! C’est le 1 Avril que j’ai parti pour Vienne comme l’un des cinq membres de la commission Italienne. Pendant deux mois ce fut un combat à outrance contre les élements, la neige, le vent, la pluie, et contre le désordre, les obstacles de tout esère...un vrai cahos! Je croyais ne pas tirer mon éspiègle du jeu. Et bien, toutes ces fatiche e strapazzi ont singulierement fortifié ma santé, si bien que l’on me trouve ingrassato!! L’exposition est si immense et si splendide que cela en est une colossale folie; et d’autant plus folies que les visiteurs n’arrivent pas. L’Europe cette fois n’est pas curieuse. On a crainds la hausse du prix, on crainds le choléra bref c’est un fiasco désolant. Pas d’affaires pour personne, pas un tableau de vendres! J’ai là mon Néron et ma Chloé qui en seront comme les autres pour leur faire de voyage. C’est égal, j’ai vû la plus grandes et peut-être la derniére exposition universelle, j’ai vu une grande et belle ville et les splendeur de la Cour d’Autriche où soit comme Commissaire o comme Juré j’était souvent invité. Mais enfin, ma tâche de Juré n’était pas encore accomplir qunad le besoin de revoir mes fillettes m’a tellement empoigné qu’un beau jour, sous prétexte d’affaires urgente, je me suis sonné, et me voilà...avec quelle satisfatction pour vous le comprendrez sans peine. J’ai trouvé les chères petites grandi et en bonne santé, admirablement soignées par la bonne Adeline, leur chère Blà. Les Mussini étant à la mer je n’ai pû les voir en passant, mais je sais qu’ils se portent à merveille. Olga eut cet hiver le grand chagrin de perdre son petit qui était charmant. Mais elle sera bientôt mère une seconde fois. En attendant son mari [lacuna] de partir pour Berlin en mission de son Ministère. Quand aux Saracini vous l’avez deviné, ils ne deviennent pas. C’est qu’ils sont très conservateurs! Qu’ils seraient bien à leur place dans un bouchée d’esprit de vie! Pour le coups voilà une plaisanterie très malséante. C’est que je suis en bonne humeur depuis mon retour. On ne le disait pas en voyant là que je fais dans le portrait que je vous formait et qui n’a d’autre objet que des contter mon enthousiaste acteur. Adieu chère amie. Mille choses de moi et de ma famille à la chère Gabrielle et à Michel. Adeline et les enfants vous embrassent. Tout à vous de coeur Luigi Mussini. Sienne 23 juillet 1873

Collocazione: Copialettere, collezione privata

Bibliografia: Inedita