Data: 17 01 1874
Mittente: Mussini Luigi
Luogo Mittente: Siena
Destinatario: Duportal du Goasmeur Henri
Luogo Destinatario: [Tréguier]
Tipo Documento: Lettera
Trascrizione: Cher ami, je craignais en effet que tu en fusses indisposé et j’allais t’écrire lorsque le 20 décembre. Sur un appel pressant du ministre je dus me rendre à Rome pour des question relatives à la réforme des Accadémies de Saint Luc et de Florence. Revenu, chez moi le soir de Saint Silvestre, j’étais au bout de huit jours appelé une seconde fois pour le choix de quelques nouveaux professeurs des deux académies. Ces absences forcées ont mis en désarroi toutes mes occupations. Mais je ne veux pas remettre à demaine d’échanger quelques bonnes paroles avec toi de peur, de nouvelles aventures. Tu ne me dis pas de quelle nature était l’indisposition qui t’a fait si mal commencer l’année. Basta! Je t’en sais délivré, et je te vois en bonne disposition d’aller faire une pointe à Paris, ce qui te ferait, j’en suis sûr grand bien. J’ai grande foi dans les changement d’air et de milieu. Changer d’air et d’idée est très igienique. J’en ai suaiveté fait l’expérience. A Vienne aprés les deux premiers mois d’une labeur très dur qui m’avait mis sur les dents, j’ai eu un mois et demi de repos relatif, au phisique et au moral, j’ai fait une position de santé et de bien être dont je refus encore le bienfait. A ce propos de Vienne je croyais t’avoir dit que de même que pour mes courses à Rome, j’était largement indennité de tous mes frais, si bien que malgré les hauts prix de Vienne j’ai sauvé de la bagarre un millier de francs aussitôt placés à la guerre des économistes déstinées aux petites. Il parait que ce monsieur Enault à un faible pour la peinture de l’avenir. Cette charge de Bersaglieri est de la peinture lâchée, brutale même; une ébauche grandes naturelle mal composé, mal peinte, un ligne du temps où l’éntende est présenté, où l’imprecisation impertinente tien lieu de toute autre qualité. Il parait aimer aussi la petite peinture de genre les petis âneries que les marchands payent cher et revendant aux banquiers au poids de l’or, telle que la fiancée Russe inspirée par les matrones et les jeunes dames qui jouent en costume élegant du Courier de la Mode. D’ailleurs rien de plus tristes que notre exposition Italienne, y compris la sculpture quoiqu’en dire ce monsieur de la sculpture de genre et quel genre! Sculpture de boudoir faite non pas pour nos marquises, mais pour les femmes demi monde et pour les épouses des financiers. Quant à mes galettes, je me dis que rien n’est désavantageux comme de se trouver au mauvaise compagnie. J’aurais des velleités d’envoyer mon Néron au Salon de Paris. Paris est désormais la seule ville du monde où l’art novateur et les inepties sont sévrement jugées, et où les vieux radoteurs comme moi ont encore un public, si réetrent qu’il soit. Mais j’ignore le terme fixé pour l’envoi, et puis j’hésite et crainds les journalistes français en ce moment féroces envers l’Italie et les Italiens: jusqu’à inventer les plus étranger histoires, telles que la prèvence de deux officiers italiens déguites comme employés dans un fabrique français de fucils. Comme si tous les derniers modèles de fucils n’étaient pas portés aussitôt à la connaissance de tous les ministre de la Guerre du monde entier. A vrai dire je crois que nos soeurs Patrines nous envient la sagesse et la Concorde dont qui l’aurait dit, nous, les Italiens leur donnent l’exemple trop peu imité. Puissent vos dissentions et celles des espagnols servir réciproquement aux deux nations, comme leçons et avvertissements. Il est si aisé de se regarder l’une l’autre dans les yeux. Bien ne vous échappe, et la moindre paille et bientôt vue. Puissent enfin les nations latines se donner la main. Le danger vient du nord. Nous sommes en coquetteries avec vous témoin les honneurs rendus au Colonel de La Haie, mais jusqu’ici sans succés. Il est temps que je te parles de mes fillettes. Je leur ai donné un maître d’Italien, géographie &. Et elles se sont mises au travail avec un entrain, un zéle prodigieux. Il les a trouvés du reste fort avancé en tout; mais à la langue les leçons en famille n’ont pas le stimulant et la régularité voulues. Leur santé est Dieu merci, parfaite. Le point noir est cette terrible maladies qui soient parmi les enfants et les jeunes gens, et fait tout de victime la diphterite. Elle est très contagieux, et il faut bien se tener sur ses gardes. Mes enfants n’allant pas à l’école, c’est un danger de morir. N’importe, tout que l’influence dure, ou cet toujours dans le trascors. Mille amitiés et civilisés des fillettes. A l’occasion rappelle moi au bon souvenir de monsieur Thomas. Je te serre les mains. Ton viel ami. Luigi Mussini. Sienne 17 janvier 1874
Collocazione: Copialettere, collezione privata
Bibliografia: Inedita