Data: 24 03 1874
Mittente: Mussini Luigi
Luogo Mittente: Siena
Destinatario: [Haussoullier William]
Luogo Destinatario:
Tipo Documento: Lettera
Trascrizione: Cher ami, je reponds à ta lettre grogne ou plutôt je me garde bien d’y répondre car je remplirais ma feuille, rien qu’à te démontrer que tu as la jaunisse, que tu broie du noir et du jaune, et que tu abus des verres empoissants. Je te fais donc grace d’une lettre politique si ce n’est qu’il reste bien entendu que je déteste autant que tu le fais le Bismarck et ses Prussiens, mais que je suis loin de les croires aussi onnipotents que tu les crois. Mais sais-tu bien carissimo, que ta mauvais humeur te faisant tout voir de travers! Gare aux rectification! Tu me place à trois heures de Rome. Jusqu’ici j’ai mis onze heures pour n’y rendre pas la plus court. Mais la prochaine fois je n’en empleirai que huit par la ligne Orvieto-Orte que l’ont vient d’ouvrir. Il est pour très honorable d’être membre du conseil supérieur de l’instruction publique, mais cela ne saurais rien en rapports que des pertes de temps et ce n’est pas mon ministère, mais celui du commerce me nommer membre de commission et juré à Vienne. Je ne sache pas qu’il y ait des expositions universelles en perspective, à moins que tu ne parles de celle de Philadelphie, dont je crois que tous en Europe feront...La rime n’est pas rich! Du reste je n’en ai guère l’habitude car Vienne fut mon dèbut. Je ne t’ai rien dit de la fresque que l’on a achevé, car je l’ignore complétement. Est-elle de Raphël? Quelle est son histoire? Que rèpresente-t-elle? Tous choses que j’ignore. Non notre hiver n’a pas été mauvais. Cinq mois d’un soleil splendide, un froid modéré et coutant qui a retenu, à son grand avantage la végétation en arrière, ce qui fait arguer d’une récolte excellente. Avec cela que le beau constant a permis tous les travaux, rien n’a châiné et les travailleurs ont toujours et leur gagne-pain. Car tu as dans l’erreur de croire que les Italiens ne sont pas travailleurs; tu en es encore au type Lazzarone qu’on s’est plus à l’étranger de faire déteindre sur toute la nation. Le Lazzarone lui même qu’était ainsi sans un gouverment qui croyait avoir intérêt à la maintenir dans l’ignorance et la fait vérité, le Lazzarone n’existera bientôt plus. Mais il vivra longtemps dans certaines impressions de voyage, avec le brigand, le stilet, la vendetta, et le dolce far niente. D’ailleurs on ne revient de ces rengaines là, et l’on commence à rendre justice à l’activité de nos travailleurs. Quant à mes fillettes; sois certain que malgré le ciel trop beau elles ne cesseront pas de travaille avec fermeté et costance. Et maintenant que j’ai bien bousculé et grondé d’importance; je me décide et en prime, je daigne t’apprendre que j’ai envoyé au salon de Paris mon petit Néron, et que je t’en envoie la photographie que l’association viennoise pour l’album de l’exposition en a fait tirer. Comme je suis à court d’exemplaires je l’envoie d’abord à Stürler qui aprés l’avoir examinée est par moi prié de te l’envoyer pour que tu la garde...Je pense que tu n’iras à Paris qu’en mai. Il fera plus chaud et le Salon sera ouvert. Tu trouveras que ma donnée n’est guère épique. J’ai prétendre faire de l’histoire anecdotique, telle que l’a faite Svétone qui m’a fourni mon sujet. Si la fui de Néron n’était pas perdue en Tacite nous serions là en plein épopée. C’est égal, pour un tableau de chevalet, je crois que je m’en serais encore teme à Svétone. Bast! Tu verras et m’en disas ton avis. Ce qui m’a décidé à l’envoi, c’est que j’ai rencontré à Rome monsieur Merson inspecteur de B[eaux] A[rts] que j’avais comme à Sienne qui m’y a vivement engagé en une promettant de veiller à ce qu’il soit bien placé. Il a déjà reçu ma toile au palais des Champs Elisées et il m’en dit merveille. Speriamo bene! La diphtérite n’est ni le croups, ni l’angine commune: c’est une maladie qui à sévi il y a deux siécles, puis avait disparu. Les médecins en sont à devoir l’étudier à nouveau. Parfois elle commence par attaquer les intention, on bien elle s’y porte aprés avoir attaqué le gosier. Depuis son apparition (il a 2 ou 3 ans) elle a de proche en proche sévi plus ou moins partout en Italie. C’est le tour de Sienne; mais le mal y est en décroissance. Tout de même ou ne peut encore se sentir hors de dangers. Ça n’attaque que la jeunesse jusqu’à l’éxtreme limite de 24 ou 25 ans, nous sourtout les enfants. J’éspere que en la prochain lettre tu voudra bien me parler de monsieur Henri Du Goasmaer, que j’ai la faiblesse de préférer à monsieur de Bismark. En attendant je te serre les mains, ainsi que les fillettes. Tout à toi Luigi Mussini. Sienne 24 mars 1874
Collocazione: Copialettere, collezione privata
Bibliografia: Inedita