Data: 23 04 1874
Mittente: Mussini Luigi
Luogo Mittente: Siena
Destinatario: Haussoullier William
Luogo Destinatario: [Parigi]
Tipo Documento: Lettera
Trascrizione: Bien cher ami, j’ai ta bonne lettre et je m’empresse à suppléer à la brevité de ma précedent et à réjondre à toute tes amicales questions. Je commence par les Stefani-Bourcard où nous étions installé et où j’ai laissé les enfants et la la signorina Blaina qui s’y sont attardées une dizaine de jours. Les soirées musicales que tu connais ont été cet hiver des plus brillante; ou y a bien remarqué une place vide celle de l’ami Haussoullier qui avait su d’emblée faire la conquête de tout ce monde. Car j’avais laissé entrevoir son retour sur les rives de l’Arno, j’avais compté sans la chûte de monsieur Thiers, Charles Blanc &. Maintenant la compagnie tardera guère à filer vers la Suisses, où leur charmante ville de Wenken attend les Bourcards et les amis de Genève ce demi Geneveus qui s’imagine d’avoir transporté ses pénates à Florence. Madame Bourcard a été tous le temps plus ou moins souffrante de sa petite santé, mais avec son esprit alerte et vif cela n’y paraissait guère. Les Mussini Cèsar vont tous très bien. La petite Bice qui est charmante console les époux Varzi de la perte de leur prémier César a organisé son quateur d’amateurs qui lient séance chez lui deux fois par semaine. Tout ce monde m’a demandé avec premura de tes nouvelles et de rappelle à ton souvenir. En retour de Florence les fillettes ont en à garder trois jours le lit pour ce débarasser d’une fièvre de grippe. Singulierès chose! Si ammalano sempre insieme, à la même heure avec les même symptômes. Il en a toujours blé ainsi. Si elles étaient jumelles cela pourrait s’expliquer. Je leur ai donné un professeur! D’italien, histoire, géographie &. aussi travaillent elles avec le plus grand zèle. Et Blaine surveille tout cela con amore comme tu le sais. L’une et les autres te disent mille choses des plus amicales. Bravo! Fais donc mousser mon Néron, parles en à monsieur Clément avec enthousiasme, et au Salon n’oublié pas les geste d’admirationn. Il me faut un succés hors ligne!! J’ai crû devoir informer mes anciens amis et protecteurs de mon envoi; monsieur Gatteaux, et monsieur Delaborde. J’ai même envoyé à celui-ci la photographie. Il attendra pour m’écrire d’avoir vu le tableau. Stürler en est enchanté, ravi, et me pronostica un grand succés. Speriamo! Nos finances... particulièrs ne vont pas bien du tout, car tout est cher en diable. Celles de l’état on en train de les rétabilir moyennant de nouvelles taxes que l’on discute au Parlement. De la liberté nous en avons plus qu’en beaucoup de républiques, et nous en usons et n’en abusons pas. Puissent nos chères soeurs latines nous inviter au point de vue de l’esprit de concorde et de ce qui s’appelle sonno politico. Il est vrai que nous n’avons pas 4 ou 5 dinasties en disponibilité avec leur parties respectifs. Mais nous n’avons pas nomé plus d’intransigeants, radicaux, communardes. Même nos prêtres et cléricault sont moins endiablés qu’au delà des Alpes. Enfin, qui l’aurait dit, le mot qui résume notre état politique est modération. J’éspére que tu me donneras bientôt de meilleurs nouvelle de madame ta Mère. Rappelle moi au souvenir de ces Dames embrasse les enfants et crois moi ton ami de coeur Luigi Mussini. Merci déja de ce que tu feras avec Haro. Sienne 23 avril 1874
Collocazione: Copialettere, collezione privata
Bibliografia: Inedita